carte lille

Lille est une ville du nord de la France, préfecture du département du Nord et capitale de la région Hauts-de-France.

Cartes Lille

Lille se trouve au centre du département du Nord, dont elle est la préfecture et la plus grande ville. Elle se situe à une vingtaine de kilomètres de la frontière belge, à la fois de la Flandre au nord et de la Wallonie à l’est. La ville est traversée par la Deûle,

Carte murale Lille


Carte Murale 92 X 120 cm


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Cartes Géantes: 110 X 135 cm
– plus grande taille magnétique –



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Cartes Super Géantes: 150 X 180 cm
Spécial Papier photographique


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Histoire Lille

Le premier document écrit de l’histoire de Lille est la charte par laquelle le comte de Flandre Baudouin V (1035-1067), en 1066, dote le chapitre de la collégiale Saint-Pierre, consacrée en 1055, de revenus considérables. Le castrum, où avaient été bâtis la collégiale et le château de la Motte-Madame, défendait, depuis un temps impossible à déterminer, le portus établi à l’endroit où l’axe routier Gand-Champagne-Paris franchit la Deûle, rivière qui subit là une légère rupture de pente. De plus, quand Baudouin V octroie sa charte, Lille (dont le nom atteste une position insulaire [Isla] entre les bras de la Deûle) est déjà flanquée au sud d’un forum, ou faubourg marchand, qui, autour d’une seconde église, Saint-Étienne, sera le centre de la future ville. Et déjà, à quelque 200 m, le village de Fins possède, lui aussi, une église, Saint-Maurice, qui est englobée dans Lille au cours du xiie s. Mieux, la charte de 1066 parle même d’un territorium islense, embryon de la future châtellenie de Lille.

Dès la fin du xiie s., Lille est, avec Bruges, Gand, Ypres et Douai, l’un des cinq « membres » de la Flandre ; un siècle plus tard, la ville groupe 10 000 habitants et compte sept paroisses, une nouvelle paroisse (Saint-Sauveur) s’étant détachée de Saint-Maurice et les faubourgs de Saint-Pierre et de Weppes ayant été annexés dans la direction du nord et de l’ouest. La draperie de Lille est bien connue, en particulier dans la péninsule Ibérique et à Gênes ; sa prospérité profite à une caste de notables, bourgeois de Lille, dont les privilèges, comme ceux de la ville sont consignés à partir de 1297 dans un coutumier appelé vulgairement Livre Roisin.

Saccagée par Philippe II Auguste (1213), qui la punit de sa fidélité au comte Ferrand de Portugal, Lille connaît une grande prospérité sous les comtesses Jeanne de Constantinople (1206-1244) et Marguerite II de Constantinople (1244-1280). En 1235, Jeanne lui octroie une charte qui restera le fondement de la vie municipale jusqu’en 1789. À la tête de la cité, douze échevins (tous bourgeois), le premier ayant le titre de maïeur, et un rewart, qui est comme le procureur des bourgeois en tant que corps.

Prise et reprise par Philippe IV le Bel (1297-1304), Lille passe sous le gouvernement direct des rois de France (1304-1369), mais le mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite, fille de Louis II de Mâle, en fait l’une des capitales des ducs de Bourgogne (1383) et le siège d’une de leurs quatre chambres des comptes (jusqu’en 1473). Philippe III le Bon y tient le premier chapitre de la Toison d’or (1431) et y organise (1454) l’extraordinaire festin dit « du Vœu du faisan ».

Lille Ville espagnole

Ville espagnole après la mort de Charles le Téméraire, Lille, vouée au culte de Notre-Dame de la Treille, est touchée par la Réforme : le calvinisme se propage surtout parmi les petites gens, mais les mesures draconiennes prises par les gouvernements des Pays-Bas ont tôt fait de détruire l’Eglise réformée lilloise.

De 1596 à 1633, la ville prospère sous le gouvernement des archiducs d’Autriche Albert (1559-1621) et Isabelle (1566-1633) : la perte des laines anglaises l’a conduite à se consacrer à la sayetterie et à la bourgeterie (laine sèche), qui fournit du travail à des milliers d’artisans, tandis que les négociants lillois profitent du vaste marché espagnol. En même temps, la Contre-Réforme s’exprime à Lille par l’installation de nombreuses communautés religieuses.

La ville s’agrandit vers le nord, annexant les faubourgs Notre-Dame (1603) et de Courtrai (1618). En 1667, elle est assiégée et prise par Louis XIV en personne, qui charge Vauban d’y construire la « reine des citadelles », Réunie à la France par le traité d’Aix-la-Chapelle (1668), elle s’accroît vers l’ouest, où s’édifie un quartier royal à la française. En 1708, Louis François Boufflers (1644-1711) soutient à Lille un siège héroïque et malheureux contre le Prince Eugène et Marlborough, mais le traité d’Utrecht (1713) restitue la ville – un moment néerlandaise – à Louis XIV.